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Panier

julie monière

L’idée de produire un film pour promouvoir l’expédition vient, en autre, de ma rencontre avec Nicolas Deubel.

10 ans plus tôt, il avait lui-même traversé en vélo le lac Baïkal avec 2 acolytes. J’avais découvert leur récit sur internet et j’avais ainsi décidé de les contacter. Nicolas m’a de manière très enthousiaste répondu et nous avons tout de suite accroché.

Au fil de nos discussions, j’ai trouvé naturel que Nicolas m’accompagne dans mon choix du matériel, dans ma sécurité et ma préparation bivouac.

Sa passion pour la vidéo et mon expertise dans le milieu m’ont donné l’envie d’écrire un film pour raconter ce voyage. Il a fallu très vite chercher un lieu de tournage. Nous avons été confrontés au problème de trouver un lac assez haut, assez grand et qui serait encore gelé pour tourner en Mars. Et en plus de toutes ces contraintes naturelles, un lieu pour dormir pas trop loin avec de l’électricité pour pouvoir charger nos appareils. Un vrai casse-tête. Et pour nous compliquer un peu plus la vie, le mois de Mars en France a été terriblement chaud cette année!

Je me préparais psychologiquement à un Plan B. Sans stress! J’ai appris, particulièrement en Antarctique, à ne pas me prendre la tête par rapport au climat, une donnée totalement incontrôlable à laquelle nous devons tout simplement s’adapter. Au final, nous avons eu une chance incroyable. Nous avons trouvé un endroit regroupant plusieurs lacs à une hauteur assez élevée pour qu’ils soient encore gelés et un gite à 30 minutes à raquette du lieu de tournage.

En général, le plus gros problème au début d’un tournage, c’est la quantité importante de matériel que nous devons prendre avec nous. Au départ de notre randonnée jusqu’aux lacs, mon sac Osprey pesait 20 kg! J’allais devoir le porter pendant 3 heures, à raquettes sur de la neige molle, sous un soleil battant et un dénivelé de 600 mètres.

Je ne vais pas mentir, j’ai un peu souffert. Au final ça valait le coup!

Les conditions de tournage étaient toutes réunies. Peu de vent, une neige relativement dure, des lacs gelés et un espace naturel presque pour nous seuls. Nous sommes rentrés de ce tournage avec de très belles images tournées par Nicolas.

 

Le montage pouvait commencer. Alors que nous travaillions sur la structure et le rythme du film, je travaillais en parallèle sur l’écriture du scénario. Un exercice difficile n’étant pas scénariste moi-même. Et puis écrire sur soi, sur ses convictions et son intention nécessitent une volonté de se mettre en avant, un travail délicat pour moi. J’ai beaucoup souffert et douté pendant cette période d’écriture mais je gardais en tête pourquoi je voulais faire cette expédition et tout devenait plus simple.

Je me sentais prête à enregistrer ma voix. Je me suis retrouvée devant mon micro. Sans crier garde, je me suis effondrée. Cette pratique était trop violente pour moi, je me suis sentie perdue et j’ai de nouveau doutée. Il fallait recommencer à zéro, le texte n’allait pas. Heureusement, le soutien des copines a été essentiel à ce moment-là. Et puis un matin, je me suis réveillée et les mots que je voulais dire sont sortis naturellement. J’ai sauté du lit et j’ai pris une feuille de papier. En 30 minutes, tout était écrit. Il y a eu des relectures, des changements mais le trame y était et j’étais enfin prête.

J’ai beaucoup travaillé ma voix et le rythme de mon texte pour être prête au moment de l’enregistrement

En arrivant au studio Label 42 à Marseille, l’ingénieur du son Seb a tout fait pour me mettre à l’aise et me donner confiance. Nous avons fait plusieurs prises avant d’en choisir une pour le film. Il a mixé la musique et ma voix sur le tas.

 

Le matin même, j’étais en salle d’étalonnage avec Isotta. Une autre étape cruciale à tout film qui consiste à corriger la colorimétrie du film. J’avais une idée bien en tête, une atmosphère que je voulais créer.

 

Isotta est très douée liée d’une grande sensibilité et créativité. Elle a su retranscrire une atmosphère comme je l’espérais et je dirais même encore mieux! Une femme talentueuse qui a tout de suite compris pourquoi je faisais cette expédition.

Deux très belles rencontres.

Le film était terminé.

La musique choisie et sur laquelle Nicolas avait fait le montage n’a pas pu être utilisée pour des raisons de droits. Finalement, Lionel qui s’occupait de la dernière étape m’a donné une musique originale qu’il avait en stock. Il ne restait plus qu’à tout caler et à apporter les dernières touches au montage, ces détails qui font toute la différence.

J’ai eu avec moi une équipe sensible et professionnelle avec qui j’ai pu réaliser ce film et que vous pouvez découvrir sur mon site internet, ma page Facebook et ma chaîne YouTube. Un grand merci à toutes ces belles personnes qui m’accompagnent dans cette aventure. Aussi court soit-il, un teaser comme celui-ci est un long processus et un vrai travail d’équipe. Il y a eu beaucoup d’émotions. Je me suis rendue compte que nous avions réussi notre pari.

Cette expédition est une aventure humaine. Ne jamais oublier qu’à plusieurs nous sommes plus forts. Ce film en est l’exemple même. MERCI à vous tous de croire en moi et en mon projet!

Pour découvrir leur monde, retrouver :

Nicolas sur https://www.facebook.com/ReplayOutdoorFilms/

Isotta sur http://isottatrastevere.org

Et Seb sur http://www.label42.com

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