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Panier

 

« Jai commencé mon programme sportif au début du mois de Juillet. Première étape, renforcement musculaire autour du bassin. Lors de mon expédition, je vais tirer ma pulka au niveau des hanches, il est donc essentiel pour moi d’avoir une base musculaire solide à ce niveau-là.

Mes séances de kiné printanières ont permis de stabiliser ma hanche droite. En faisant régulièrement mes étirements proposés par mon kiné et mon ostéopathe, les douleurs se sont atténuées et j’ai pu commencer mon entrainement au début de l’été.

Teddy Palassy, mon préparateur physique, a mis en place un programme hebdomadaire pour l’été. 5 jours d’entrainement pour 2 jours de repos. Je devais être en France pendant toute la période estivale mais à la dernière minute, une production anglaise de documentaire animalier m’a proposé de travailler un mois sur un bateau en Arctique. J’ai accepté le boulot car se retrouver là-bas à observer des ours polaires en vrai est une opportunité que je ne pouvais refuser. Le timing dans ma préparation était aussi parfait car le mois d’Août ne me demandait pas d’être obligatoirement chez moi.

J’ai mis beaucoup de temps à trouver mon rythme sur le bateau. Entre faire mon boulot correctement, continuer ma préparation physique et essayer de garder le cap sur mon programme nutritionnel, je m’étais vraiment lancé un défi. Au départ, j’ai eu l’impression de m’égarer et d’aller dans tous les sens. Réussir à garder cet équilibre de vie même dans cet environnement était un vrai challenge.

En écoutant un podcast du philosophe français Michel Serre pendant l’un de mes tours de garde de nuit pour repérer des ours sur la banquise, j’ai retenu cette phrase :

« Notre corps, nos organes sont soumis à un rythme. Le rythme du pouls, le rythme du cœur, le rythme de la respiration, etc … et beaucoup de gens connaissent une spécialité qui s’appelle justement le travail du rythme du corps, le rythme des règles, le rythme du sommeil et ainsi de suite. Par conséquent tout travail qui n’a pas de rythme est voué à l’échec ».

Cela m’a fait beaucoup réfléchir à ma situation sur le bateau. Si je voulais réussir à trouver mon nouveau rythme pendant ce voyage, il fallait que je le base sur celui de ma préparation physique. Je devais être régulière.

Dès la deuxième semaine, j’ai réussi à m’entrainer 4 fois! À partir de la troisième, j’avais fait tous mes exercices pour la semaine!

Cela a coulé de source, en gardant mon rythme de préparation physique, j’étais mieux organisée dans mon travail, je faisais plus attention à ma nutrition et mon sommeil était plus posé. Je m’étais crée un rythme de vie pour cette période. Je vivais de fait pleinement le présent et ce voyage.

Un mode d’emploi relativement difficile à suivre mais vraiment très utile.

Je m’entrainais dans le cargo room. Cette pièce au sous-sol où l’on entrepose le matériel. J’y allais lorsque je pouvais même lorsque le bateau vaguait ce qui rendait les exercices encore plus difficiles.

Dans la passerelle supérieure se trouvait un tapis de course qui me permettait de marcher rapidement pendant une heure par tous les temps. Je ressortais à chaque fois revigorée de ces sessions.

Depuis mon retour sur la terre ferme, après un mois sur un bateau, à travailler minimum 15 heures par jour, mon corps a eu besoin de lâcher prise. Je me suis offert quelques jours pour récupérer physiquement et mentalement.  Après 5 jours, je suis de nouveau prête à m’entrainer et à continuer l’aventure de cette préparation pour mon expédition sur le lac Baïkal.

Prochaine étape de mon entrainement physique à la mi-septembre!

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